Peur du dentiste chez l’enfant : comment la prévenir dès les premiers soins

La peur du dentiste chez l’enfant n’est ni rare, ni anormale.

Cette appréhension concerne les enfants, mais aussi de nombreux adultes. Elle se construit souvent à partir de premières expériences dentaires mal comprises ou vécues comme stressantes, en particulier lors des premiers soins.

Chez l’enfant, la peur du dentiste n’est pas un « caprice » : c’est une réaction normale face à un environnement inconnu. Lorsqu’elle n’est pas accompagnée, cette peur du dentiste chez l’enfant peut s’installer dans le temps et influencer durablement le recours aux soins dentaires, dès l’enfance.

Une peur normale face aux soins, chez l’enfant comme chez l’adulte

Bruits, odeurs, position allongée, instruments visibles…

Le soin dentaire sollicite fortement les sens et peut générer une réaction de stress, quel que soit l’âge.

Chez l’enfant, cette réaction est encore plus compréhensible car il :

  • découvre un univers qu’il ne connaît pas,
  • ne maîtrise pas encore le temps ni le déroulement du soin,
  • dépend de l’adulte et du soignant pour comprendre et se sentir en sécurité.

Les travaux en odontologie montrent que l’anxiété dentaire peut concerner les patients à tous les âges de la vie et qu’elle n’est pas liée à une faiblesse personnelle, mais à l’expérience vécue lors des soins, en particulier lorsqu’ils sont mal compris ou vécus comme contraignants.

Bruits, odeurs, position allongée, instruments visibles…

Le soin dentaire sollicite fortement les sens et peut générer une réaction de stress, quel que soit l’âge.

Chez l’enfant, cette réaction est encore plus compréhensible car il :

  • découvre un univers qu’il ne connaît pas,
  • ne maîtrise pas encore le temps ni le déroulement du soin,
  • dépend de l’adulte et du soignant pour comprendre et se sentir en sécurité.

Les travaux en odontologie montrent que l’anxiété dentaire peut concerner les patients à tous les âges de la vie et qu’elle n’est pas liée à une faiblesse personnelle, mais à l’expérience vécue lors des soins, en particulier lorsqu’ils sont mal compris ou vécus comme contraignants.

Comment se construit la peur dentaire

La peur dentaire ne se crée pas par manque de volonté ou par mauvaise éducation.

Chez l’enfant, plusieurs facteurs peuvent y contribuer :

  • des explications inadaptées à son âge,
  • une sensation vécue comme inconfortable ou imprévue,
  • un sentiment de passivité ou de perte de contrôle,
  • un environnement perçu comme impressionnant.

Un seul soin vécu comme stressant peut laisser une trace émotionnelle, aussi bien chez l’enfant que chez l’adulte.

Cela ne signifie pas que quelque chose a été « mal fait » : simplement que l’émotion n’a pas été suffisamment accompagnée à ce moment-là.

D’un point de vue plus large, l’anxiété fait partie des troubles psychiques les plus fréquents dans la population générale. L’INSERM rappelle que l’anxiété est une réaction émotionnelle normale face à une situation perçue comme menaçante ou inconnue. Dans le contexte des soins, cette anxiété peut conduire à des stratégies d’évitement, comme le report ou l’annulation de consultations.

Pourquoi accompagner la peur dès l’enfance est essentiel

Même si elle est normale, une peur non accompagnée peut s’installer dans le temps.

Dans le cas des soins dentaires, cette anxiété peut se traduire par :

  • le report des rendez-vous,
  • l’évitement progressif des consultations,
  • une prise en charge plus tardive, souvent plus complexe.

Une revue scientifique publiée sur PubMed souligne que la peur et l’anxiété dentaires, lorsqu’elles s’installent tôt, sont associées à une fréquentation moins régulière des consultations dentaires chez l’enfant, et peuvent persister à l’âge adulte.

Accompagner la peur dès l’enfance ne vise donc pas à supprimer l’émotion, mais à éviter que l’anxiété ne devienne un frein au suivi des soins.

Il s’agit de poser des bases émotionnelles plus sécurisantes, pour favoriser une relation plus régulière et apaisée aux consultations tout au long de la vie.

Quels leviers pour apaiser l’enfant (et parfois le parent aussi) ?

La prévention de l’anxiété repose avant tout sur une posture bienveillante, sans jugement.

  1. Expliquer sans dramatiser : utiliser des mots simples, honnêtes et adaptés à l’âge de l’enfant.

  2. Créer un climat rassurant : un accueil calme et une relation de confiance réduisent naturellement le stress.

  3. Accueillir l’émotion : dire à un enfant qu’il « a le droit d’avoir peur » est souvent le premier pas vers l’apaisement.

  4. S’appuyer sur des approches complémentaires :

    • la narration guidée,
    • l’hypnose médicale pratiquée par des professionnels formés,
    • les outils immersifs à visée apaisante.

    Ces approches n’effacent pas la peur, mais aident à :

    • détourner l’attention,
    • réduire la charge émotionnelle,
    • transformer l’expérience du soin.

Selon l’UFSBD, la prévention en santé bucco-dentaire repose notamment sur la régularité des consultations dès le plus jeune âge et sur une expérience vécue comme rassurante. Lorsque l’enfant associe le cabinet dentaire à une situation anxiogène, des comportements d’évitement peuvent apparaître, conduisant à des prises en charge plus tardives.

La prévention de l’anxiété repose avant tout sur une posture bienveillante, sans jugement.

  1. Expliquer sans dramatiser : utiliser des mots simples, honnêtes et adaptés à l’âge de l’enfant.

  2. Créer un climat rassurant : un accueil calme et une relation de confiance réduisent naturellement le stress.

  3. Accueillir l’émotion : dire à un enfant qu’il « a le droit d’avoir peur » est souvent le premier pas vers l’apaisement.

  4. S’appuyer sur des approches complémentaires :

    • la narration guidée,
    • l’hypnose médicale pratiquée par des professionnels formés,
    • les outils immersifs à visée apaisante.

    Ces approches n’effacent pas la peur, mais aident à :

    • détourner l’attention,
    • réduire la charge émotionnelle,
    • transformer l’expérience du soin.

Selon l’UFSBD, la prévention en santé bucco-dentaire repose notamment sur la régularité des consultations dès le plus jeune âge et sur une expérience vécue comme rassurante. Lorsque l’enfant associe le cabinet dentaire à une situation anxiogène, des comportements d’évitement peuvent apparaître, conduisant à des prises en charge plus tardives.

Exemple concret : quand le soin devient une expérience rassurante

Lorsqu’un enfant est accompagné par une narration rassurante ou plongé dans un univers apaisant, son vécu du soin change évolue.

Au lieu de subir la situation, il peut :

  • choisir l’histoire qu’il souhaite écouter,
  • se concentrer sur une mission, un personnage ou un décor,
  • suivre des consignes simples (respirer calmement, écouter, imaginer).

L’enfant ne « fait pas abstraction » du soin : il reprend une forme de contrôle, à son niveau.

Cette participation active lui permet de :

  • se sentir impliqué,
  • mieux comprendre ce qui se passe,
  • transformer une situation subie en expérience accompagnée.

Comme chez les adultes, devenir acteur, même partiellement, aide à réduire l’anxiété et à renforcer le sentiment de sécurité lors des soins futurs.

Le rôle des parents : accompagner, pas « préparer parfaitement »

Les parents n’ont pas à être experts des soins dentaires. Leur rôle est avant tout de mettre l’enfant en confiance, sans chercher à expliquer le soin dans le détail.

Les soins pour les enfants étant souvent différents de ceux des adultes, trop anticiper peut involontairement générer de l’inquiétude. Lorsque l’enfant pose des questions, il est préférable d’utiliser des mots simples et neutres, ou de dire que « le dentiste expliquera tout le jour du rendez-vous avec des termes adaptés à son âge » . Normaliser la peur, fréquente chez les enfants comme chez les adultes, et éviter les mots à connotation négative permet d’aborder la consultation plus sereinement.

Le vocabulaire compte aussi (avant le rendez-vous)

Ces recommandations, issues de la pratique en odontologie pédiatrique, visent à éviter d’introduire des notions anxiogènes que l’enfant n’avait pas nécessairement en tête et à laisser au professionnel de santé le soin d’expliquer le déroulement.

À éviter (même pour rassurer)

« Ne t’inquiète pas »

« N’aie pas peur »

« Ça ne va pas faire mal »

« Piqûre / mal / douleur »

« Arracher une dent »

« Attention… »

À privilégier

« Le dentiste va t’expliquer »

« Tu peux poser des questions »

« Tu pourras dire si quelque chose te gêne »

« Le dentiste va regarder et compter tes dents »

« La dent peut tomber »

« On y va ensemble »

À éviter (même pour rassurer)

« Ne t’inquiète pas »

« N’aie pas peur »

« Ça ne va pas faire mal »

« Piqûre / mal / douleur »

« Arracher une dent »

« Attention… »

À privilégier

« Le dentiste va t’expliquer »

« Tu peux poser des questions »

« Tu pourras dire si quelque chose te gêne »

« Le dentiste va regarder et compter tes dents »

« La dent peut tomber »

« On y va ensemble »

En conclusion

Avoir peur du dentiste est humain.

Chez l’enfant comme chez l’adulte, cette peur mérite d’être reconnue, accompagnée et respectée.

Prévenir et apaiser l’anxiété dentaire dès l’enfance, ce n’est pas viser la perfection, c’est poser les bases d’une relation plus sereine aux soins, pour toute la vie.

Et si votre enfant découvrait le rendez-vous… avant d’y aller ?

Tibou accompagne les enfants pas à pas pour leur montrer ce qui les attend chez le dentiste, sans peur et sans mots compliqués.