Hypnose médicale en soins dentaires :
une approche complémentaire pour améliorer le vécu du soin
L’appréhension des soins dentaires est un phénomène très courant.
Elle constitue aujourd’hui un enjeu reconnu de santé publique, en particulier chez l’enfant.
Les données de Santé Publique France montrent que l’anxiété liée aux soins peut entraîner un évitement des consultations et impacter durablement le suivi de la santé bucco-dentaire.
Dans ce contexte, l’hypnose médicale s’inscrit comme une approche thérapeutique complémentaire. Elle est utilisée par des professionnels de santé formés pour accompagner certains patients tout au long du parcours de soin.
Elle ne se substitue pas aux techniques médicales conventionnelles, mais vise à améliorer le vécu du soin en agissant sur l’anxiété, la perception de la douleur et l’expérience émotionnelle, notamment chez les enfants.
Cette approche s’inscrit pleinement dans les recommandations des autorités françaises, qui soulignent l’importance de la prise en compte du vécu émotionnel du patient dans la qualité et l’adhésion aux soins (Haute Autorité de Santé).
Qu’est-ce que l’hypnose médicale ?
L’hypnose médicale est une pratique thérapeutique utilisée dans un cadre de soin. Elle repose sur l’induction volontaire d’un état de concentration particulier.
Contrairement aux idées reçues, il ne s’agit ni d’un sommeil ni d’une perte de contrôle.
Le patient reste conscient, présent et acteur de la situation.
Le rapport de référence de l’INSERM (rapport 2015), l’hypnose correspond à :
« un état de conscience particulier, différent de l’éveil ordinaire, associé à des modifications mesurables de l’activité cérébrale, notamment au niveau des réseaux attentionnels et émotionnels ».
Cet état correspond à une focalisation de l’attention. Chacun l’ expérimente naturellement dans la vie quotidienne. Par exemple lorsqu’on est absorbé par un livre ou une histoire, au point d’oublier momentanément son environnement.
En soins dentaires, cette focalisation permet de réduire l’impact des stimuli anxiogènes (bruits, gestes techniques, anticipation) et d’aider le patient à mobiliser ses propres ressources pour mieux gérer le stress et l’inconfort.
Comment fonctionne l’hypnose sur le plan scientifique ?
Selon l’INSERM, l’hypnose médicale repose sur des mécanismes neurophysiologiques documentés.
Les études analysées dans le rapport montrent que, sous hypnose :
- certaines régions cérébrales impliquées dans la douleur et les émotions voient leur activité modulée,
- la composante émotionnelle de la douleur peut être atténuée,
- une dissociation peut s’opérer entre la sensation physique et son interprétation anxieuse.
Ainsi, ces mécanismes expliquent le phénomène d’hypnoanalgésie. Il s’agit d’une approche non médicamenteuse complémentaire. Elle est utilisée dans différents contextes médicaux et chirurgicaux.
La Haute Autorité de Santé rappelle par ailleurs que la gestion de l’anxiété et la qualité de la relation soignant–patient sont des éléments essentiels de la sécurité et de l’efficacité des soins, en particulier chez l’enfant.
Dans quel cadre l’hypnose est-elle utilisée en soins dentaires ?
En dentisterie, l’hypnose médicale s’inscrit dans un cadre thérapeutique précis, sous la responsabilité d’un professionnel de santé formé.
Le Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes rappelle que le praticien doit adapter sa prise en charge au patient, notamment lorsqu’il présente une anxiété importante.
Dans ce cadre, l’hypnose peut intervenir à différents moments du parcours de soin :
Avant le soin : préparer et rassurer
Pendant le soin : améliorer le confort
Après le soin : apaiser et intégrer l’expérience
En dentisterie, l’hypnose médicale s’inscrit dans un cadre thérapeutique précis, sous la responsabilité d’un professionnel de santé formé.
Le Conseil National de l’Ordre des Chirurgiens-Dentistes rappelle que le praticien doit adapter sa prise en charge au patient, notamment lorsqu’il présente une anxiété importante.
Dans ce cadre, l’hypnose peut intervenir à différents moments du parcours de soin :
Avant le soin : préparer et rassurer!
Elle peut contribuer à réduire l’anxiété anticipatoire et à instaurer un climat de confiance, favorisant une meilleure coopération du patient.
Pendant le soin : améliorer le confort
Utilisée en complément des techniques conventionnelles, l’hypnose peut aider à améliorer le confort perçu et la tolérance au soin, sans jamais se substituer à l’anesthésie ou aux gestes médicaux.
Après le soin : apaiser et intégrer l’expérience
Après l’acte, l’hypnose peut accompagner le retour au calme et contribuer à un souvenir émotionnel plus serein du soin, ce qui est particulièrement important chez l’enfant pour prévenir l’installation de peurs durables.
Réalité virtuelle et hypnose médicale : des mécanismes communs, des cadres distincts
La littérature scientifique et les rapports institutionnels distinguent clairement l’hypnose médicale clinique des outils technologiques d’accompagnement.
La réalité virtuelle immersive peut mobiliser certains mécanismes similaires à ceux décrits dans l’hypnose, notamment :
- la focalisation attentionnelle,
- la réduction de la perception des stimuli anxiogènes,
- l’amélioration du vécu émotionnel du soin.
Toutefois, il est essentiel de préciser que la réalité virtuelle constitue un outil d’accompagnement et non une pratique thérapeutique médicale en soi.
Elle ne relève pas de l’hypnose médicale clinique et ne se substitue ni aux soins, ni aux pratiques thérapeutiques encadrées.
La littérature scientifique et les rapports institutionnels distinguent clairement l’hypnose médicale clinique des outils technologiques d’accompagnement.
La réalité virtuelle immersive peut mobiliser certains mécanismes similaires à ceux décrits dans l’hypnose, notamment :
- la focalisation attentionnelle,
- la réduction de la perception des stimuli anxiogènes,
- l’amélioration du vécu émotionnel du soin.
Toutefois, il est essentiel de préciser : la réalité virtuelle constitue un outil d’accompagnement. Elle ne correspond pas à une pratique médicale en soi.
Elle ne relève pas de l’hypnose médicale clinique et ne se substitue ni aux soins, ni aux pratiques thérapeutiques encadrées.
La réalité virtuelle : un outil complémentaire dans l’arsenal du chirurgien-dentiste
Dans ce cadre, la réalité virtuelle immersive représente une option pertinente et complémentaire au sein de l’arsenal du chirurgien-dentiste.
- Pour les praticiens non formés à l’hypnose médicale, elle permet de soutenir l’apaisement du patient en mobilisant des mécanismes simples de distraction et de focalisation attentionnelle, sans modifier le cadre clinique.
- Pour les praticiens formés à l’hypnose, elle peut venir enrichir la pratique, en facilitant l’entrée dans un état de focalisation ou en prolongeant l’apaisement avant et après le soin.
Dans les deux cas, la réalité virtuelle ne remplace ni les compétences cliniques ni les techniques médicales, mais contribue à créer un environnement plus serein, favorable au bon déroulement des soins.
Cette approche est cohérente avec les recommandations professionnelles de l’Association Dentaire Française, qui souligne l’importance du climat émotionnel et de la relation soignant–patient dans la qualité des soins dentaires.
Conclusion
L’hypnose médicale en soins dentaires repose sur des données scientifiques solides, issues notamment de rapports officiels français.
Utilisée dans un cadre médical précis, elle constitue une approche complémentaire pour améliorer le vécu des soins, en particulier chez les enfants.
Enfin, les outils immersifs, s’inscrivent dans une logique différente. Ils restent toutefois cohérents avec les recommandations des autorités sanitaires.
Ils enrichissent l’arsenal du praticien en agissant sur l’attention et l’environnement émotionnel du patient, sans se substituer aux pratiques médicales, et participent à une approche plus humaine et préventive du soin dentaire.
Et si vous ajoutiez un outil simple pour améliorer le vécu émotionnel de vos jeunes patients ?
De plus en plus de chirurgiens-dentistes intègrent des outils immersifs d’accompagnement émotionnel, en complément de leur pratique, pour faciliter la coopération des enfants.
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